Nos analyses environnementales (1/2)

Après le passage des motos et des quads, que reste-t-il réellement dans le sable ? Pour répondre à cette question de manière objective, le Beach-Cross de Berck Organisation fait réaliser une étude environnementale indépendante chaque année. Demandée par les autorités, elle est confiée depuis deux ans au cabinet Antea. L’objectif est simple : comparer la qualité du sable avant et après le week-end de compétition et rechercher d’éventuelles traces de pollution liées à la course.

aucun impact significatif

Les prélèvements sont menées directement sur le circuit,  la veille de l’épreuve (J-1) puis le lendemain (J+1). Trois zones sont ciblées :  il s’agit de la ligne de départ et de la zone du holeshot, située après le premier virage. Ces zones sont choisies volontairement puisqu’elles sont celles qui regroupent le plus de pilotes à un instant T. Un prélèvement témoin, effectué en dehors du circuit, est également fait pour disposer d’un point de comparaison.

Les échantillons de sable sont analysés par Eurofins, laboratoire accrédité COFRAC, sur un large panel de paramètres : hydrocarbures, HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques), composés volatils de type BTEX, ainsi que différents métaux lourds (arsenic, cadmium, plomb, mercure…). Et les résultats sont rassurants : aucun impact significatif sur la qualité du sable n’a été mis en évidence entre les prélèvements réalisés avant et après le Beach-Cross 2025. C’était déjà le cas en 2024.

Les analyses n’ont notamment pas révélé de présence quantifiable d’hydrocarbures, de HAP ou de composés volatils dans les échantillons étudiés. Les éléments métalliques retrouvés à l’état de traces restent, quant à eux, à des niveaux inférieurs aux valeurs de référence retenues dans l’étude. Autre élément important : les résultats obtenus après la course restent dans le même ordre de grandeur que ceux  du prélèvement témoin réalisé à l’extérieur du périmètre du circuit, à un endroit où aucune moto n’a pu circuler. En clair, dans les zones et sur les paramètres étudiés, le passage du Beach-Cross n’a pas entraîné de dégradation détectable de la qualité superficielle du sable.

Ces résultats ne signifient pour autant pas que la compétition est sans aucune conséquence environnementale : une manifestation comme le Beach-Cross de Berck-sur-mer nécessite des mesures de prévention, de surveillance et de réduction des impacts. De plus, ce diagnostic est réalisé sur la base d’échantillons et non sur la totalité du périmètre.  Mais il permet d’apporter une réponse mesurée et fondée sur des analyses scientifiques à une question régulièrement posée autour de la pratique des sports mécaniques sur le sable. Le diagnostic réalisé par Antea Group apporte ainsi une photographie scientifique de l’état du sable avant et après l’épreuve, dans les zones considérées comme les plus susceptibles d’être exposées à d’éventuelles fuites d’hydrocarbures.

Ces résultats constituent un élément concret dans le suivi environnemental du Beach-Cross. Ils ne signifient pas que toute activité humaine sur un milieu naturel est sans conséquence, mais montrent qu’au regard des paramètres recherchés et des prélèvements réalisés en 2025, aucune dégradation significative du sable imputable à la compétition n’a été détectée.