On en a pris plein les yeux
Tout a commencé par un arc-en-ciel, le samedi matin. Alors même que les Espoirs quittaient le parc fermé pour se rendre sur la ligne de départ. Le signe que cette édition 2026 serait différente des autres. Le Beach-Cross de Berck ne cesse de grandir et le nombre d’engagés n’est pas le seul marqueur.
La pré-grille au centre
Depuis qu’elle a repris en main l’organisation, la nouvelle équipe du Beach-Cross de Berck Organisation a changé pas mal de choses : le passage de 3 catégories (Espoirs, Juniors, Vintage) en format endurance, des vérifications administratives et techniques uniquement le vendredi et (dé)localisées au parc Bagatelle, une arrivée recentrée. Cette année, elle a continué dans ce sens avec toujours la même envie : permettre aux spectateurs de vivre l’événement au plus près.
Positionner la course Vintage en début d’après-midi le samedi était un pari. Et on peut dire que, malgré une météo pluvieuse (surtout le matin), il a rencontré son public ! Miot, Dercourt, Fura, Van Beveren, Pagès… : le plateau avait une sacrée gueule et il aurait été dommage de faire rouler tout ce beau monde en catimini, le dimanche matin. C’était le sens de cette nouvelle programmation. Le revers de la médaille est que les 180 engagés n’ont pas eu droit à une piste 100% refaite (mais quand même en partie). On assume.
Autre innovation majeure : l’installation de la pré-grille au centre de la digue. Quel autre sport (quelle autre course ?!) permet ainsi aux spectateurs d’être au contact (parfois de toucher) des sportifs de haut-niveau à quelques minutes de leur entrée en scène ? Cette proximité, l’équipe d’organisation l’a recherchée également en rapprochant le départ de la digue, faisant de ces moments (13 en tout) un spectacle sans cesse renouvelé.
Le Beach-Cross de Berck-sur-mer 2026 fera date également en devenant la première course de sable à accueillir des motos électriques. Elles étaient dix au départ, dix Stark Future, engagées non officiellement mais avec le soutien de notre partenaire AFM. Une façon, pour l’organisation, d’inscrire la moto dans son temps, sans en faire la révolution ultime. Elles ont eu du mal à tenir les 20 minutes ? Peu importe, elles ont montré qu’elles avaient leur place sur le sable. Dylan Langagne a conclu sa finale B a une belle 16ème place et Alexandre Coyard (photo) a même été l’auteur du hole shot !
Enfin bien sûr, on retiendra l’extraordinaire finale Or. On a beau faire de son mieux, prévoir ou anticiper les choses, le fin mot reste et restera toujours aux pilotes. C’est à eux d’écrire la conclusion, à eux d’écrire l’histoire. Et celle de dimanche dernier a été folle avec un trio infernal (Potisek, Kellett, Genot) qui a roulé à bloc pendant 30 minutes. Il fallait un vainqueur et ce fut encore le solide Anglais, qui signe un hat trick à Berck-sur-mer, sous ses nouvelles couleurs. De quoi lancer la saison du Championnat de France des Sables Motoblouz de la plus belle des façons.