La sécurité est bien sûr la priorité quand on organise une telle manifestation. Sur la piste, une équipe de soixante commissaires sont présents pour veiller au bon déroulement des courses. En dehors, le club suit les prescriptions et recommandations de la Police nationale et de la sous-préfecture de Montreuil-sur-mer, étroitement associés à l’organisation. Les premiers secours médicaux, des spectateurs comme des pilotes, sont assurés par la Protection civile du Pas-de-Calais.

Enfin, sur le plan sportif, le Beach-Cross de Berck-sur-mer doit une grande partie de son succès à son appartenance au Championnat de France des Sables Motoblouz. Il en est l’épreuve d’ouverture depuis plus de dix ans. Ce championnat, référence mondiale d’une discipline en constant essor, attire les meilleurs pilotes de sable européens, tous présents  sur notre circuit éphémère, année après année, mais aussi des milliers d’amateurs.

Le Nous avant le Je

Le Beach-Cross de Berck-sur-mer n’est pas l’oeuvre d’une personne, ni même d’un club. Il est le fruit d’un travail collectif, d’une co-construction avec l’ensemble des équipes municipales de Berck-sur-mer conduites par Bruno Cousein, le maire. Mais aussi d’un dialogue constant et constructif avec les autorités préfectorales et environnementales, les forces de l’ordre et de secours ainsi que la commission des courses sur sable de la Fédération Française de Motocyclisme (FFM).

Pendant près de 20 ans, de 2004 à 2023, le Touquet Auto-Moto, présidés successivement par Frédéric Lemeunier puis Jean-Marc Brodbeck, a été le club organisateur. Frédéric Tilliette et Benoit Lenglet ont joué un rôle important à leur côté. En 2024, une nouvelle structure a été créée et a pris la succession : le Beach-Cross de Berck Organisation. Quand vous faites venir un millier de participants, 5000 accompagnants et plus de 50 000 spectateurs dans une ville ouverte, il faut un minium d’organisation. Le Beach-Cross nécessite plusieurs mois de préparation avec l’ensemble des services de la ville : techniques, administratifs, événementiels, informatiques, communication… Sans cet investissement, humain et financier, l’épreuve ne pourrait pas avoir lieu. Toutes les décisions importantes sont prises en totale concertation.

Rappelons ensuite que nos courses sont autorisées à titre dérogatoire, puisqu’en France il est interdit, en temps normal, de rouler avec un véhicule à moteur sur une plage. Concrètement, l’épreuve fait donc l’objet d’une demande d’Autorisation d’occupation temporaire (AOT) du Domaine public maritime. Cette demande est instruite par les services de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) du Pas-de- Calais. Il s’agit, notamment, de mesurer et réduire au maximum l’impact environnemental de l’événement. Ces deux dernières années, un dialogue constructif a été noué entre le club et la DDTM, ainsi qu’avec le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale, qui apporte ses prescriptions en matière de biodiversité. C’est grâce à ce dialogue, renforcé, que le Beach-Cross peut perdurer et s’améliorer.